D&D n°778 – Ah, la famille…

 

« The Catch », saison 2 (2017), série créée par Jennifer Schuur

Après une première saison particulièrement enlevée à multiples rebondissements, cette deuxième conserve un rythme trépidant. Ça dépote grave y compris dans les dialogues et faut suivre (sous-titres obligatoires en ce qui me concerne, d’autant qu’il y a deux acteurs brittons (ci-dessus), excellents par ailleurs et déjà cités dans le bifton de la saison 1).

Ben, escroc professionnel, travaille maintenant pour le FBI, histoire de ne pas moisir en prison, se refaire une vie d’honnête homme, et marier sa belle Alice. Son copain et criminel Rhys participe aux coups montés par le FBI. Mais débarquent bientôt dans l’histoire Margot, la sœur de Rhys, qui remplace leur maman comme cheffe de l’organisation criminelle. Puis arrivent le frère d’Alice et enfin la fille de Ben et Margot.

Les coups tordus sont incessants et les retournements arrivent à vous surprendre jusqu’à la toute fin de saison. Moyennement crédible mais rigolo et délassant.

D&D n°775 – Et ta mère ?

 

« Supernatural », saison 12 (2016-2017), série créée par Eric Kripke

 

Dans cette saison – pour la précédente c’est ici – Sam et Dean retrouvent leur maman, revenue de l’au-delà à l’âge de sa mort quand ils étaient petits. Et ce en plus des monstres habituels à décapiter, des agissements tortueux de Crowley roi de l’Enfer et de ses démons, et de Lucifer qui change de « vaisseau » (de corps humain) jusqu’à celui de président des States. Pour ne rien arranger, cet archange à la sale mentalité va faire un bébé avec la secrétaire du prez. De quels monstrueux pouvoirs disposera ce nephilim ? Hein ?

Histoire de compliquer, ils vont devoir se coltiner les Hommes de Lettres venus d’Angleterre (Albion est perfide aussi pour les Ricains), bardés de technologie avancée bien plus efficace contre les monstres que les flingues et coutelas des bûcherons des colonies.

Et voilà-t-y pas que maman préfère chasser avec les Brittons.

Comme d’habitude ça défouraille et se castagne avec plaisir. Ce qui n’empêche pas de philosopher sur l’amour filial, fraternel et sur l’amitié, toujours sans prétention et avec une bonne dose d’humour.

D&D n°764 – Londres en couleurs

 

« Capital » (« Main basse sur Pepys Road ») (2015), minisérie de la BBC d’après le roman de John Lanchester

Le capital du titre se réfère à Londres, pas à Karl Marx. Les habitants d’une rue reçoivent des cartes postales avec dessus un étrange message inquiétant « We want what you have ». C’est l’occasion de portraits assez formidables et drôles des londoniens ordinaires : un banquier surfriqué, une vieille dame seule, un épicier pakistanais, une fille au pair hongroise, un ouvrier du bâtiment polonais, une contractuelle réfugiée clandestine du Zimbawé … Plus leurs familles, leurs gosses et leurs amis. Il y a aussi un flic chargé de l’enquête.

En quelques mois tout ce petit monde va être bouleversé et les choses finiront bien, mais pas pour tout le monde. C’est sympathique, remarquablement joué (pas comme dans les séries prétentiardes et nulles de France 2) et, cerise sur le cake, les flics n’ont pas le beau rôle.

Vu la date de la première courte saison, je crains qu’il n’y en ait pas de deuxième. Dommage.

D&D n°760 – Une fin expéditive

 

« Grimm », saison 6 et finale (2017), série créée par  David Greenwalt et Jim Kouf

Après quatre saisons sympathiques, la cinquième  a commencé à me lasser. Je ne devais pas être le seul puisque les scénaristes ont pondu la saison finale, torchée en treize épisodes quand les cinq précédentes en comptaient vingt-deux.

Eh ben ils se sont bien trituré les méninges et ont pondu une fin tout à fait jouissive en recollant tous les morceaux depuis la première saison. Bel effort.

Sachant que c’est la fin, on s’angoisse vraiment quand un super méchant, du type Satan, ange déchu surpuissant avec un bâton, veut emmener la fille d’Adalind dans son monde parallèle derrière les miroirs pour en faire son épouse. La petite a de la ressource et tous nos héros vont la protéger. Mais ce type est vraiment invincible. Et le voilà qui tue tout le monde, y compris nos héros gentils ?

Drôle de final, non ?

D&D n°758 – Y a des bugs

 

« BrainDead », saison unique (2016), série créée par Robert King et Michelle King

Délibérément humoristique, cette petite série sans prétention traite d’une invasion extraterrestre à Washington DC, là où se trouvent les rênes du pouvoir amerloque et ses sénateurs.

Des insectes aliens rentrent dans l’oreille des gens, leur mangent la moitié du cerveau et soit leur tête explose, soit ils changent et deviennent des agents de l’invasion.

L’héroïne est employée par son frère sénateur démocrate et cherche à avertir tout le monde de cette invasion. Mais on se moque d’elle et on n’y croit pas. Elle a des alliés et des amoureux, dont le bras droit d’un sénateur républicain fachisant qui va être contaminé.

Rigolo et sarcastique sur le pouvoir, ses combines, machinations et coups tordus, on y trouve pas mal de tacles anti-Trump. C’est léger, peu crédible mais délassant.

D&D n°755 – Oxford dans les sixties

 

« Endeavour, saison 4 » (2017), série créée par Russel Lewis

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que je le dis : les Anglois savent faire des séries télé. Et ils s’en foutent des formats. Cette quatrième saison est constituée de quatre téléfilms d’une heure et demi. Avec à chaque fois, une enquête originale et difficile, à rebondissements, qui peut interférer avec les relations humaines compliquées qu’entretient le jeune Morse avec ses collègues, son mentor et la fille de ce dernier, et le reste du genre humain.

Comme déjà bavassé plus tôt, cette série préquelle qui n’a plus à voir avec les romans de Colin Dexter que par son personnage principal, est parfaitement imaginée et réalisée. Et, vous l’aurez compris, on y trouve bien plus qu’une enquête bien ficelée. Les acteurs y sont, comme d’habitude, remarquables.

D&D n°739 – Paradoxal

 

11-22-63-tv-series-widescreen

« 11.22.63. » (2016), minisérie produite par Stephen King et J.J.Abrams

Je n’ai pas lu le bouquin et j’ai un peu peiné au visionnage de la série, mais j’ai bien fait d’aller au bout. Heureusement que c’était une minisérie en 9 morceaux (pilote + 8 épisodes).

De nos jours, un prof d’anglais d’un bled du Maine fait copain avec un tenancier de café.  Au fond de son établissement, il y a une porte qui permet d’aller dans le passé (en 1960) et d’en revenir. Le vieux est malade et le prof accepte d’y aller pour empêcher l’assassinat de JF Kennedy, espérant un monde meilleur.

L’atmosphère, les bagnoles, les fringues, la zique des sixties sont bien là, prégnantes et qui foutent un peu le bourdon à un quasi septua comme moi. Mais aux States les droits civiques des Noirs ne sont pas encore admis partout, et on y raffole pas des cocos.

C’est très lent et donc trop long, il y a des trucs drameux qui ne servent à rien dans l’intrigue principale, le comportement des personnages m’a paru souvent incohérent. Mais la fin est vraiment inattendue et réveille soudain l’intérêt. Je ne regrette donc pas les heures passées à regarder cette histoire, finalement.