D&D n°829 – Uchronie au carré

« Aylus » (La voie des Oracles, III) de Estelle Faye

Et ça se complique encore ! Obligé de spoiler, de toute façon ce dernier tome n’est pas lisible sans les précédents. C’est une trilogie ! La règle en fantasy !

Bref, à la fin du tome II, Thya la Voyante, pour sauver certaines vies, à accepté le deal d’Hécate et remonté le fil du Temps et du Destin, inversant les rôles entre son père le héros et son oncle le voyant maudit. Tonton Aylus est Imperator, Rome est dirigée par les Devins et ça pose des petits soucis de liberté, genre on arrête les gens avant qu’ils ne commettent des crimes (ça ne vous rappelle rien ?). Les anciens dieux sont de nouveau adorés quand sont bannis les christophoros. La jeune Thya, de cette uchronie dans l’uchronie, est élevée par Tonton à Rome mais elle a bien ses pouvoirs de voyante et rêve de son autre vie. Quand à Thya la vielle, la seule à tout avoir vécu, elle va de nouveau tirer les ficelles, mais dans l’autre sens, si j’ose dire. Enoch n’est plus le même, le méchant frère non plus et Aylus est devenu un tyran malade.

J’arrête là la défloration d’une intrigue bien compliquée avec plein de nouveaux dieux et de créatures fabuleuses surgissant de partout et provenant des mythologies romaine, grecque, étrusque mais aussi celte et bien d’autres encore (mais pas égyptienne, bizarre). Vrais dieux en promenade sur Terre, dieux et déesses réincarnés en humains, des gentils (pas beaucoup et faibles) et des méchants nombreux, variés et puissants. Tiens ? Hécate a disparu. Bon.

La trame est éclatée et on voyage encore beaucoup entre Rome, Carthage, la Gaule aquitaine, la Brittania (et le Sidh des Celtes, malade aussi) et Borg des Vosges, bien sûr, où tout s’est joué et où tout se jouera. On prend le bateau, mais aussi le cheval des mers ou les vieux cairns et menhirs pleins de glyphes qui servent de portails à la Stargate, ou encore on demande gentiment au dieu qui ouvre les portes.

Alors c’est plein de personnages et de détails pas forcément utiles mais on suit très bien l’histoire, ce qui démontre que l’auteure a une imagination débridée mais raconte très bien. Même si j’ai trouvé qu’on frisait parfois le too much en dieux et créatures, j’ai terminé sans accroc et avec plaisir. Alors, que demande le peuple ?

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