D&D n°828 – Ça se complique

« Enoch » (La voie des Oracles, II) de Estelle Faye

Et pas qu’un peu ! Le récit n’est plus la quête linéaire de Thya depuis  l’Aquitaine vers des réponses à trouver dans les Vosges. Là on voyage, et loin.

L’oracle Aylus est bien fatigué et n’utilise plus son don  quand Enoch découvre les siens, ceux de sa sorcière de mère, maîtrisant la brume et le feu bleu. Thya, elle, abuse des visions sans tout bien comprendre (et le lecteur non plus.) Car malgré les foies encore tièdes de jeunes oiseaux ou mammifères, les images sont toujours violentes mais sujettes à interprétations variées. Bon.

Et voilà qu’interviennent nos vieux dieux fatigués, datant des Étrusques comme un ex-maître du Chaos à deux visages qui peut ouvrir des portes n’importe où vers n’importe où, téléportant qui veut avec lui, un gentil. On rencontre aussi Dionysos, devenu fou mais qui dira à certains où est Apollon qui sait où sont les Oracles. Bon.

Il y a surtout la très méchante Hécate qui aide le vilain frère de Thya à devenir empereur de Rome mais pour le manipuler dans sa recherche de Thya dans l’Empire Romain d’Orient.

La quête de notre héroïne à la tête de bois est maintenant celle des vieux Dieux Voilés (datant d’avant tous les autres) pour les engueuler sur le Destin quelque part vers un désert lointain d’Arabie profonde. Bon. Elle s’embarque pour Constantinople avec Aylus et Enoch mais bientôt Enoch meurt. Mais pas pour tout le monde, récupéré par Hécate qui, en plus de ressusciter les morts a le don d’ubiquité et le manipule dans son palais (quelque part en Asie Centrale). Les personnages sont séparés dans l’espace et le récit éclaté en divers lieux d’Orient, avec un retour en Aquitaine pour le Faune, l’Ondine et Dionysos.

J’arrête ce pitch impossible, c’est bourré d’actions et de rebondissements, C’est sympathique à lire, distrayant à souhait, même pour les incultes en vieilles mythologies. Je soupçonne d’ailleurs des inventions. Et la fin est un twist à la fois drameux et optimiste qui m’a donné envie d’entamer illico le tome III, « Aylus », un mec mort dans ce tome II. Taddam.

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