D&D n°824 – Le monde n’est pas assez moche

 

« Zulu » de Caryl Férey

Je me retrouve en Afrique du Sud, mais de nos jours. Rassurez-vous, le racisme est toujours là. Ça commence par le jeune zoulou Ali qui voit son frère brûler et son père être pendu par les Noirs à la botte des Blancs.

Suite au crime horrible d’une jeune Blanche, le chef de la criminelle de Cape Town prend en charge l’affaire. C’est ce même Ali devenu grand, beau et intelligent. Pendant toute la première partie on apprend à connaître Ali et ses deux adjoints, leurs forces et leurs faiblesses, leurs familles, leurs amours. Et à la fin de la première partie, on coupe les mains à la machette puis on égorge  le plus jeune des deux adjoints. Je me suis arrêté.

Ce polar a gagné plein de prix, les gens adorent lire des horreurs et les auteurs adorent les écrire. Je n’ai jamais supporté la violence gratuite, les supplices et autres viols (sans parler du gore) en littérature comme ailleurs. Ce n’est pas à l’aube de mes septante balais que je vais cesser ma bisounourserie. Cette complaisance des uns et des autres pour les horreurs, sous prétexte de les dénoncer ou d’en rigoler, m’écœure. Pour être tout à fait honnête, ça dépend aussi de l’auteur. Par exemple il se passe des choses horribles dans les romans de Burke mais je ne trouve pas ça gratuit, pas comme Caryl qui tue un de ses personnages sympathiques après nous avoir attendris avec sa femme cancéreuse et ses deux gosses.

On remarque que pour mieux vendre un livre déjà primé, on utilise le fait qu’on en a fait un film. Allez voir un film après avoir lu le livre, pourquoi pas ? Mais l’inverse…

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Une réflexion sur “D&D n°824 – Le monde n’est pas assez moche

  1. Lire un livre après avoir découvert l’histoire dans un film, ça m’est déjà arrivé, des classiques en général (Frankenstein, Dracula, La guerre des mondes pour ce qui est de la SFFF). Et on se rond bien souvent compte que les réalisateurs on pris quelques libertés avec le roman et pas toujours pour des raisons techniques.
    Quant au gore je ne suis pas non plus trop fan. La violence et le sexe en littérature n’ont d’intérêt que s’ils sont vraiment au service de l’histoire et pas l’inverse.

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