D&D n°782 – Un certain ennui

 

« Kalpa impérial » de Angélica Gorodischer

Je vous ai déjà balancé mes lieux communs sur l’Argentine du foot, du tango, des gauchos et des colonels mais aussi de Borgès, de Cortazar ou de Bioy Casarès. La dame vient de ce pays et on le ressent en la lisant.

Le style et le discours sont profondément originaux. À ce titre, le bouquin mérite la lecture. Mais, quand on a un mauvais caractère et bien peu de patience, on se lasse de ces longues histoires de tel ou tel empereur ou ville inventés et on finit par laisser tomber.

Je m’excuse auprès de la dame, de l’éditeur courageux spécialisé hors norme, et de ceux qui savent ce qu’est la littérature mais l’ennui m’a gagné progressivement et je n’en avais plus rien à faire de ce qu’il allait advenir dans les pages suivantes. J’ai lu la moitié mais je m’arrête là, faute d’envie d’en lire plus.

Mais c’est beau, hein, une langue pleine de longues phrases sans fin bourrées d’itérations et de virgules tout en évitant d’être pénible. Il y a même de l’ironie et de l’humour, malheureusement je n’ai pas accroché.

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D&D n°781 – C’est pas l’extase

 

« Les talents de Xanadu » de Theodore Sturgeon

Trouvé pour un nieuro chez un libraire, je me disais que je n’avais pas lu celui-là ou que je n’en avais plus souvenance.

La première nouvelle qui donne son titre au recueil est fort sympathique, les autres moins, parfois longues et ennuyeuses. Il est vrai que dans les années 40 et 50 du XXe siècle, du temps de l’Age d’Or de la SF, les auteurs mangeaient grâce à leurs textes courts dans des revues.

Pourtant, hormis ces chefs d’œuvre incontestés que sont Cristal qui songe et Les plus qu’humains, j’avais bien aimé aussi deux novellas noires de Maître Sturgeon.

D&D n°780 – Ben ça le fait

 

« Odyssée sous contrôle » de Stefan Wul

À l’époque bénie du Fleuve Noir Anticipation, les romans étaient formatés, à 200 pages environ, et j’en suis nostalgique. Y a bien aujourd’hui une collec’ de novellas ou romans courts mais j’ai pas eu de chance avec jusque-là. Sinon, au passage, je rabâche encore que c’est un blog de billets d’humeur, pas de critiques littéraires. Un jour les pontes autoproclamés finiront par le comprendre. Je ne désespère pas.

Stefan nous embarque dans des aventures complètement dingues dont il a l’habitude, sur une planète impossible peuplée de drôles de loustics, dont des nains a priori sympathiques et des cépodes qui le sont moins. Le héros grand fort beau et pas bête tombe amoureux et devra s’employer tout du long pour sauver sa belle. Il en vivra des trucs pas croyables. La fin est un formidable retournement dont je ne vous dirai rien.

Le roman est suivi de trois nouvelles courtes (novelettes ?) où l’humour est roi.

Une lecture délassante et sympathique, que demande le peuple ?

(Comme souvent, la couverture n’a strictement rien à voir avec le texte)