D&D n°765 – Long, lent et circonstanciel


« Akiloë ou le souffle de la forêt » de Philippe Curval
Par un étrange hasard, au moment où la Guyane s’embrasait et faisait sa grève générale, je commençais ce bouquin qui trainait depuis longtemps dans ma bibal de « à lire ».
Vu les circonstances, je me suis forcé à aller au bout. Parce que ce fut long. Pas difficile, le verbe est beau, fort et précis, mais ce n’est pas un thriller. On s’arrête facilement.
Le roman raconte la vie d’un Indien warana de l’Amazonie guyanaise, orphelin de père puis de mère en bas âge dans sa forêt, recueilli d’abord par une institurice et son mari gendarme du village « civilisé » voisin, puis par un physicien polonais, devenu restaurateur dans un trou non loin de Cayenne, qui adoptera cet adolescent. Quand ce père adoptif meurt à son tour, il entre à la Légion comme sportif et devient recordman du monde de saut à la perche. Il finira astronaute. Deux ou trois femmes feront son éducation sexuelle et amoureuse.
Ce n’est ni de la science-fiction ni du fantastique, c’est le parcours physique mais surtout intellectuel d’un sauvage amérindien, ses croyances, ses découvertes, ses évolutions intellectuelles, morales et émotionnelles. C’est original mais on se demande tout le temps comment l’auteur a pu se mettre à la place de son drôle de héros et nous inventer ses modes de pensée.
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