D&D n°725 – Les robots n’ont pas d’humour

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« Westworld » saison 1 (2016), série créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy

Vous le savez, votre Bademoude n’est pas un exégète des séries télé ni un critique, il donne son ressenti qui varie selon l’humeur. Cette série fait et a fait un tabac et va entrainer (un peu comme Lost) des milliers de pages de blogs de dingues qui revoient vingt fois les épisodes. J’ai tout visionné mais une fois, comme un pékin ordinaire que je suis.

C’est très mystérieux au début, avec de la violence et du sexe (normal c’est une série HBO) et, bien que légèrement trash, c’est prenant. Certaines interrogations tombent tout de suite : on est bien dans un vaste parc d’attractions où on paye pour revivre le western, avec plein de personnages-robots humanoïdes (les hôtes) que l’on peut baiser et tuer sans qu’ils ne puissent vous faire du mal.

Puis les couches de complexité se superposent, chez les hôtes en bas comme chez les humains dans leurs labos qui les fabriquent et les programment. Peu à peu le code des hôtes semble bugger, que se passe-t-il ? Certains ont des souvenirs, alors qu’à chaque nouvelle remise à zéro ils ne devraient plus en avoir.

Bon, c’est extrêmement lent et ça peut lasser. Les questionnements ne sont pas vraiment originaux : qu’est-ce que la conscience de soi ? Qu’est-ce que l’humain ? Peut-on créer des êtres conscients ? Et c’en est même parfois lourdingue. Mais, à mon humble avis, ces questions d’aujourd’hui méritent qu’on y réfléchisse.

Les épisodes finaux révèlent une vérité sur les personnages principaux qui peut surprendre (les naïfs comme moi, au moins). Quant à la fin…Evitez donc de lire les analyses avant visionnage.

Sinon, j’ai trouvé qu’il y avait des trous dans le scénario, ou des ellipses bien pratiques, en particulier sur comment vont et viennent les hôtes en réparation ou en consultation chez les programmeurs. J’ai aussi regretté l’absence totale d’humour, que j’ai pourtant tendance à associer à l’intelligence, alors que la noirceur de la nature humaine est, pour le moins, prégnante.  On peut toujours mégoter et trouver des failles ou à redire, mais cette série (n’oubliez pas que je suis meilleur public pour les séries que pour les bouquins) m’a bien plu quand même.

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