D&D n°698 – Une expérience.

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« Bestiaire humain », anthologie dirigée par Christine Luce

Avant d’être un blogueur perdu dans l’immensité ouèbique, j’étais chercheur en génétique et enseignant en biologie. J’ai gardé le goût de l’expérience. C’est d’ailleurs ce que chacun fait quand il ouvre un livre. Là, c’est un peu plus extrême.

Comme déjà dit à moult reprises, je ne suis pas grand amateur d’anthologies mais, quand les textes sont courts, l’exercice permet de passer rapidement de l’un à l’autre, ce qui est bien pratique quand on ne comprend rien à ce qu’on lit. La grande variété permet alors de goûter différentes saveurs, agréables, étonnantes ou absconses.

La thématique retenue est illustrée (aux sens propre et figuré) par des choses disparates, du suggéré à l’explicite, du poétique au vulgaire, du léger au profond. On découvre le style des participants, pour la plupart inconnus de votre Bademoude (sauf Barbéri).

Bien sûr on parle souvent de chimère ou d’hybride, et même de génétique, mais il s’agit d’acceptations littéraires de ces notions, biologiquement inexactes mais là n’est pas le propos.

Bref, j’ai trouvé l’expérience intéressante et le livre remarquablement mis en pages et en images. Si la curiosité vous titille, n’hésitez pas, essayez.

D&D n°697 – Pas que pour les p’tits nienfants.

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« L’arbre d’Halloween » de Ray Bradbury

Il y a des périodes où, quoi que j’essaye de lire, je trouve ça pénible, ennuyeux et inutilement bavard. Et non, je ne vous ferai pas la liste des bouquins essayés ces quinze derniers jours post agapes obligées et pleins de morts encensés. Parmi mes résolutions il y a celle de rester poli.

Or donc, au milieu des cadeaux reçus et des trucs qui trainent sur mon étagère de à lire (eh oui, ma PAL est une EAL), j’ouvre ce machin qualifié de « conte fantastique et poétique ». A priori pour enfants, vu l’âge des personnages, mais, finalement, je ne sais pas pour qui le Ray a écrit ce truc. Toujours est-il que j’ai pris plaisir (et c’n’est pas à chaque ouverture de livre, comme dit plus haut) à voyager à travers le temps et l’espace avec Madame la Mort, qui emmène avec elle quelques gamins d’un bled de l’Illinois la nuit de Halloween.

Alors oui c’est fantastique et poétique, c’est aussi instructif et intelligent, une sorte de remise à plat des mythes et croyances sur le recommencement de la vie. Le soleil se lèvera-t-il demain ? Est-ce que le printemps reviendra ? Bonnes questions ! Que se posent les pensants depuis l’aube de l’humanité et dont les façons d’y répondre diffèrent au long des siècles.

Bradbury est un maître, vous le saviez, moi aussi.

P.S.: La trad’ est d’un autre maestro, Alain Dorémieux.