D&D n°668 – Ça brasse bien mais ça passe bien.

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« Le Secret interdit » de Bernard Simonay

Il me semblait bien avoir déjà lu du Simonay et j’ai retrouvé ce bifton d’il y a lurette en Yozonie. J’avais la dent dure à l’époque.

C’est vrai que ça fait bizarre de voir réunis dans une même histoire les Anciens Égyptiens, les Atlantes, les Templiers, le Triangle des Bermudes, les légendes celtes, les Vikings, les Géants et les Titans, les univers parallèles, télékinésie et téléportation, les Touaregs, les Dogons et Sirius, César et Cléopâtre, les tulpas tibétains, la lévitation et j’en passe. Faut dire que les héros se réincarnent.

En plus il y a les forces du Mal, un truc bien humain mais vraiment immonde, limite complotiste, qui prétend sauver les vrais gens des Mutants.

Mais il y a aussi les forces du Bien et de l’Amour, les aventures dans les paysages exotiques, les déserts et les hautes montagnes, la beauté de la planète et des hommes sages que l’on peut rencontrer.

Les héros, le bouquin, l’auteur nous proposent une théorie unifiée explicative de tous les mystères et légendes, dont l’immortalité et l’origine des dieux. Avouez que ce n’est pas banal. La philosophie qui la sous-tend est tellement sympathique que ça passe bien et que, finalement, c’était plaisant à lire.

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D&D n°667 – En 1213 après Jean-Baptiste.

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« Le Glaive de Justice. La saga de Xavi El Valent:1 » de François Darnaudet, Gildas Girodeau et Philippe Ward

Aux limites des genres, au-delà de l’uchronie et de la fantasy guerrière, voilà un drôle de bouquin où trois auteurs racontent trois bouts de cette histoire en forme d’Histoire.

Dans ce monde parallèle, à cette période, le contexte est très compliqué. Un pape noir et ses sbires sataniques se sont alliés au roi des Francs pour conquérir le Katland et le royaume d’Ock. Il y a des chevaliers plus ou moins sorciers, des morts vivants, mais aussi des loups-garous, des bestioles extraordinaires, une sorcière rousse belle et méchante et un dieu coincé dans un volcan, entre autres.

Après un temps d’adaptation à tous ces noms qui ressemblent à ceux de notre monde, on se laisse emporter par ces aventures improbables, ces combats titanesques et ce mélange d’horreur et d’héroïsme.

D&D n°666 – La nouvelle vie du non-mort.

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« Radu Dracula 3. L’un de vous me livrera ! » de Philippe Lemaire

Tant que je ne m’ennuie pas, je continue. Après ce troisième opus, tout aussi enlevé que les précédents, nul doute que je lirai le quatrième.

Si vos neurones mémoriels commencent à fatiguer, vous pouvez relire mes biftons sur le premier et le second tome  de cette fort sympathique ré écriture du mythe, très proche du classique de Bram Stoker mais avec des choses en plus et qui se passe de nos jours.

Comme dans les deux premiers livres, le point de vue du Comte – du voïvode plutôt – alterne avec celui d’autres personnages. Cela reste le point faible de cette série, à mon avis, comme la relecture trop rapide qui laisse passer de grosses coquilles (l’adverbe ensemble orthographié au pluriel dans deux paragraphes consécutifs !). Mais ce sont des broutilles qui n’empêchent pas d’avancer vite dans cette lecture délassante et sans prétention.

Par hasard (hum…), ce billet porte le chiffre de la Bête !

D&D n°665 – Ardez, fières beautés lactées !

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« Le Roman de la Fin des Hommes » de Renée Dunan

La première chose qui reste en refermant ce livre c’est un étrange parfum de violette fanée, l’odeur des albums de vieilles photos de grand-mère. Le style ne trompe pas sur la période où vivait la dame, sur ses manières de penser, sur les races en particulier : les années 20 et 30 de l’entre-deux guerres. Le racisme primaire comme réalité «objective» est un des soucis que j’ai déjà eu en lisant le « merveilleux scientifique » selon Lehman.

Il y a aussi des choses originales, comme la sexualité des intervenants, pas toujours hétéros, et surtout son importance dans leurs vies et leurs choix. Pour en savoir plus sur cet(te) auteur(e) aux multiples vies, consultez sa page wiki , concoctée par THE spécialiste de la dame, Fabrice Mundzig, qui a conçu et préfacé ce bouquin qui regroupe plusieurs textes de taille variable.

On y trouve notamment deux romans courts ou novelas : une histoire policière, qui rappelle Arsène Lupin, avec un héros gentleman cambrioleur amoureux alias Le Léopard, et un roman d’anticipation qui décrit la fin du monde avec la révolte des esclaves contre les tyrans. Ce dernier texte est particulièrement étrange qui finit par prendre pour héros la pire des ordures. Ça c’est moderne !

N’étant ni érudit ni doté d’une mémoire des dates, je ne sais pas dans quelle mesure cette sympathique activiste précède ou succède ou est co-inspirée par l’air du temps de Maurice Leblanc ou H.G. Wells. Elle s’en distingue par son style, parfois poétique, usant de mots rares, mais restant, pour un lecteur d’aujourd’hui, très daté (sans être vieillot, ce qui m’interroge).

Cet ouvrage n’est sorti qu’à cent exemplaires numérotés. Il est relié chic et illustré. Il est beau. Malheureusement l’imprimeur n’a pas pris la version corrigée définitive du texte comme modèle (semble-t-il) et coquilles comme espaces absurdes gênent un peu. C’est dommage.