D&D n°664 – On s’accroche, ça se complique.

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« Grimm », saison 4 (2014-2015), série créée par David Greenwalt et Jim Kouf.

C’est une série que je suis assidument, comme vous n’êtes pas sans le savoir puisque vous fréquentez ce blog à la noix. Après la saison un, la deux et la trois, voilà donc la quatre qui redémarre avec un Grimm ayant perdu ses pouvoirs.

Il va les récupérer, forcémuche, pour aider son pote garou gentil, mais non sans dommages collatéraux… Et – boum badaboum, twist du chef ! – la gentille véto un peu nunuche va se transformer en Hexelbeist, cette forme de wesen particulièrement agressive et honnie du Grimm. C’est ballot, mais la dame prend du caractère et devient intéressante. D’autant que le chef des flics et fils de roi est mort, puis ressuscité grâce à sa maman, mais ça craint. Et qu’Adalind est enceinte (encore ? Oui, mais de qui ? Hein ?)

Sinon, y a plein de wesen zarbis pour alimenter le côté « procédural », et, à la fin, on en sait plus sur Jack l’Éventreur, mais si, je vous assure, y a un rapport.

Le retour de la punkette grimm au dernier épisode ne peut que faire trépigner les accros…

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D&D n°663 – Le portnawak théologique qui ne cesse pas.

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« Supernatural », saison 10 eh oui (2014-2015), série créée par Eric Kripke

J’ai précédemment biftonné sur cette série résolument foutraque. Je retrouve – chance sur vous – les liens correspondant à la saison 5 et à la 7.

Tout change et tout est pareil, avec un dieu parti en vacances, des archanges méchants, toutes sortes de diables, vampires et autres monstres, poursuivis par nos deux frangins et leur pote ex-ange. Le Dean a choppé la marque de Caïn pour tuer du gros et le voilà mangé de l’intérieur par le Mal, tel Elric et Stormbringer.

Frangin et copains, même le presque sympathique roi de l’Enfer, vont se démener pour défaire la malédiction. Mais le but justifie-t-il les moyens ? Hein ? Et toute opération magique a son prix. C’est connu.

Non, ce n’est pas fini.

D&D n°662 – Fin de série dans les Hamptons.

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« Revenge », saison 4 (2014-2015), série créée par Mike Kelley.

Non ? Si ! Ils ont osé mettre fin au délire tous azimuts que constitue ce Dallas des Hamptons.

Bien que légèrement honteux d’apprécier ces histoires de trop riches mais fasciné par l’imagination tortueuse des scénaristes, je n’ai pas manqué de vous biftoner avec la saison 1 , la 2  et même la 3 .

La quatrième est conforme aux précédentes avec son lot de vrais-faux morts et toujours cette généalogie de l’impossible. Je n’ose vous en dire plus, raconter les détails sordides mais chics et vous gâcher les surprises.

Dans une espèce de catharsis finale, il y aura enfin des vrais morts et un mariage. Croyez-le ou pas, cette série s’achève bien au vingt-troisième épisode de la saison 4. Bien vu, on commençait à fatiguer de suspendre si haut son incrédulité.

D&D n°661 – La machine et la saison de trop.

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« Person of Interest », saison 4 (2014-2015), série créée par Jonathan Nolan

Cette série était une de celles produites par JJ Abrams que je suivais avec fidélité et plaisir, comme l’attestent mes papiers sur les saisons 1 , 2  et 3 .

Malheureusement (gaffe à la spoli(ér)ation), une des héroïnes, la brune orientale canon grave, est tuée (ou pas ?) et elle disparaît de la saison (mais elle est annoncée plus ou moins pour la prochaine ?). Les scénaristes s’essayent à des trucs difficiles, comme la guerre totale entre la Machine des gentils et le Samaritain, celle des méchants.

On s’y perd un peu et l’inintérêt gagne, le mélange « procédural » et véritable histoire en devient grotesque et la guerre des gangs avec des vrais faux gentils méchants m’a fatigué, comme les prétendus discours humanistes des uns ou des autres. Il y a même un épisode entier exclusivement pathos-amour perdu-mort carrément indigeste.

Malgré l’excellence des acteurs, premiers comme seconds rôles, l’histoire atteint les limites de la vraisemblance et ne tient plus debout toute seule. Je ne suis plus sûr de tester la prochaine saison, si elle arrive.

On me souffle dans l’oreillette ouèbique que ça sent effectivement le sapin pour PoI… . Bon d’accord, je regarderai la fin.

D&D n°660 – La Culture avec une majuscule.

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« L’essence de l’art » de Iain M. Banks

On ne tarit pas d’éloge sur ce Britton adulé des amateurs et connaisseurs, qui permet de lire sans honte, avec son cycle de la Culture, du space opera, ce truc décrété ringard avec sa mauvaise fausse science et ses couvertures avec des pulpeuses à cacher derrière The Times ou Le Monde.

Personnellement je ne déteste ni le space op’ à l’ancienne ni ce Banks, car il a de l’humour. Pour les idées, c’est autre chose. L’éternel questionnement sur la fin et les moyens comme le sempiternel axiome comme quoi c’est la souffrance qui fait l’art et la raison d’être de l’existence me font légèrement gonfler les glandes de l’émotion intellectuelle. J’ai déjà trop souvent lu ce fatras conceptuel.

Mais la forme est astucieuse et le traitement « intelligent » parce qu’humain, ou au moins raconté à l’échelle individuelle.
Plusieurs textes courts assez percutants, sympathiques, puis cette longue novella qui donne son titre au recueil et qui m’a fatigué. Je n’y ai trouvé aucune action et très peu d’exotisme : forcément, il s’agit de notre planète. Tout est dans le dialogue entre celui qui veut rester sur Terre et celle qui ne le veut pas, arbitré par Maman Machine. Je me suis ennuyé, il y avait vraiment trop de clichés éventés.

Quant au texte de la fin, façon recherche moderne en littérature (compassion au traducteur), comment dire ? Iain est engagé à gauche et n’aime pas la société de consommation, figurez-vous. C’est bien, on est content.