D&D n°658 – Les trolls sont des méchants.

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« L’Epée brisée » de Poul Anderson

Ne pas mourir idiot ? Certes. Nonobstant, je ne serai jamais un érudit parce que ma mémoire est une passoire dont les trous s’agrandissent avec les ans (et l’Alzheimer sournois et rampant), mais je m’en fous. Grave. Or donc, voilà-t-il pas que, pris d’un soudain désir de combler l’abime de mon inculture, j’achète ce bouquin.

J’apprends que c’est un classique, qu’il est sorti la même année (1954) que La Communauté de l’anneau du JRR, et qu’il raconte comme l’autre des trucs avec des dieux, des elfes, des trolls, des changelins, et tout le reste des mythologies du Nord, du Danemark et des ìles anglosaxones. Bon.

La première chose notable est que Poul est beaucoup moins ennuyeux que Tolkien. Ce dernier, j’avais lu sa trilogie à sa sortie, au début des années septante, et mon souvenir est celui-là : très longuet et pénible pendant des pages et des pages avec quelques fulgurances et une belle histoire. Là, ce n’est pas plus drôle, mais c’est plus court. L’autre point commun concerne les – non ? si ! – poèmes qui interviennent à tout bout de champ et qui sont d’une telle nullité qu’ils peuvent provoquer le ricanement (chez certains mécréants à mauvais goût, bien sûr).

Perso, les mythes du Nord, les Vikings et Odin et sa bande, je n’y pige que pouic et m’en tamponne allègrement le coquillard ni plus ni moins qu’une autre religion. Alors je les écoute, ces braves auteurs de fantasy, et je leur fais crédit. Si on comprend bien, Poul et JRR sont d’accord, ces vieux dieux Odin, les Ases, les fhides et les ouatéveurs vont crever car Jésus arrive (au XIe siècle en Brittannie, le reste du monde n’est pas censé exister pour un anglosaxon, non mais, vous ne regardez jamais les séries télé ?).

Alors, avec les christos arrive la morale. Et les interdits. Bizarrement, l’inceste est le plus grave de tous, bien plus que le meurtre. Parce que les carnages, étripements, cervelles qui giclent et sang partout, Poul savait déjà faire. Et bien, avec abondance, sobre et concret. C’est dans les ambiances et paysages qu’il nous fait le poète (oui, en plus des trucs en italiques et pas en vers gaulois), et, comment dire ?, c’est certainement bien traduit.

Moins chiant que Tolkien, avec des elfes et des trolls en quantité (et pas trop sympas), ce genre de roman pourrait être adapté à la télé comme le GoT qu’adorent les foules hagardes et pas forcément plus culturées que votre serviteur.

Je n’ai pas compris ce que représentait la couv’. Quant aux illus intérieures, à part une épée en deux morceaux, elles sont complètement déconnectées du texte. Un genre Le Bélial’, sans doute.

La fantasy, quoi, à la base.

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