D&D n°648 – Trop féminin pour moi.

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« Ainsi naissent les fantômes » de Lisa Tuttle

Parti avec un a priori positif (c’est bête les a priori mais c’est), parce que j’avais apprécié son Windhaven  écrit avec GRR Martin, je ne finirai pourtant jamais ce recueil de nouvelles primé au GPI.

Alors oui, je sens venir les quolibets et autres qualificatifs désobligeants, mais je ne peux pas rentrer dans la tête de ces femmes qui racontent. Et c’est le cas des quatre premières nouvelles (et des suivantes, suppute-je).

Comme tous les êtres de sexe mâle, j’ai mes côtés féminins, allant même jusqu’à la midinette parfois, mais à petite dose, occasionnellement. Là, c’est en permanence qu’il faut ressentir et penser comme une femme et – c’est ballot voire couillon – je ne peux pas.

Sinon, c’est imprimé gros et c’est facile à lire.

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D&D n°647 – Feuilleton en stand-by.

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« La mère de Panthera » de Pierre-Alexis Orloff

Après avoir lu avec un certain plaisir L’effroyable vengeance de Panthera  et Panthera contre Faustus, je me devais de lire ce troisième « cahier ».

Le temps passé entre le deuxième et ce troisième épisode est un peu gênant pour recoller dans sa mémoire les morceaux de cette histoire, car les personnages sont nombreux. Mais ce n’est pas très grave. D’autant qu’il ne se passe pas grand-chose du côté de notre héroïne : elle tombe amoureuse comme une midinette et sa mère n’est effectivement pas celle qu’elle croyait. Mais seul le lecteur le sait.

On continue de baigner dans cette France des sixties uchronique, où ont débarqués les Faëris (nymphes, faunes, farfadets et autres centaures), et où certains notables, acoquinés avec des ex-nazis férus de magie, invoquent les démons. Comme dans les épisodes précédents (allez lire mes vieux biftons), c’est bien écrit et ça coule tout seul, sans aspérités.

La mise en scène sur l’auteur inconnu, Orloff, commencée par Jean-Marc Lofficier dans les tomes précédents, est ici confiée à Jean-Luc Rivera qui, à partir de documents photographiques, brode, avec une belle érudition teintée d’ironie, sur les sociétés secrètes, les OVNI et le reste des mystères occultes.

D&D n°646 – Un petit voyage astral ?

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« Le Serpent de feu » de Fabrice Bourland.

Longtemps que je n’avais lu du Bourland et donc pas suivi les aventures de Singleton et Trelaway. Pourtant, mon pote de toujours Hervé m’avait conseillé ce monsieur il y a longtemps, en bavassant sur ses deux premiers romans en Grands détectives : Le fantôme de Baker street  et Les portes du sommeil .

Convaincu, j’ai poursuivi avec Le diable de Crystal Palace et La dernière enquête du Chevalier Dupin . Pourtant – distrait que je suis – j’avais raté celui-là, avant-dernier en date sorti en 2012. Et ben, ça continue dans le sympatoche. Le polar historico-fantastique a de beaux jours devant lui, merci Fabrice.

En 1937 (environ 80 years ago) on va couronner George VI des Brittons. Juste pour l’ambiance, parce que les préoccupations de nos détectives du zarbi (on dit « de l’étrange ») sont autres. Non, je ne raconterai ni ne pitcherai, mais sachez que le délicat Singleton n’a pas froid aux yeux et va délibérément prendre des risques, aussi inouïs qu’invraisemblables, pour résoudre une énigme (la disparition d’un cadavre momifié à la moderne) et les meurtres associés.

Un indice : Aleister Crowlay lui fournit une pommade magique.

Bon, lisez Bourland.

D&Dn°645 – C’est violent.

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« Rancœur » de Simon Sanahujas

Ce bouquin est le troisième (et peut-être dernier) des aventures de Karn, un héros à la Conan. J’avais lu le premier, Nereliath , pas le second, mais n’ai pas été perdu. J’ai immédiatement retrouvé les combats et les morts en pagaille et les bains de tripaille. S’y ajoute cette fois-ci de longues séances dans les égoûts, bien dégueulasses.

Notre héros s’est enfui de la cité dont il était maréchal, poursuivi par les autorités. Il est accusé de tentative d’assassinat sur la reine quand ses amis ont été tués. Plein de rancœur, justement, il va se venger. Ce sera difficile mais il trouvera le soutien d’une belle jeune femme et, plus bizarre, d’un poulpe gigantesque aux yeux verts.

Nous sommes, vous l’avez compris, dans la littérature de distraction, sous-genre heroic fantasy, écrite par un spécialiste. Il ne lésine pas sur la documentation relative aux différentes parties d’une armure et décrit avec grande précision les angles d’attaque des armes blanches et leur parcours au travers du corps humain.

Heureusement, l’auteur a pensé aux respirations nécessaires. Parallèlement au récit, des flashbacks plus tranquilles et romantiques nous racontent l’histoire d’amour (platonique) entre Karn et la jeune reine.

D&D n°644 – Au commencement était la mort.

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« Intruders », saison 1 (2014), série développée par Glen Morgan d’après le livre de Michael Marshall Smith.

Oh la bonne surprise que voilà ! Une série à l’anglaise en huit épisodes, avec l’excellent John Simm, et une super idée, certes un peu complotiste, rendue crédible par le scénario, par la manière dont elle est amenée. Notre héros rationaliste ex-flic mettra toute la saison à admettre l’incroyable.

On remarquera aussi le rôle de (vraiment très) méchante tenu par une gamine de neuf ans. Même si le pathos amoureux et familial a tendance parfois à dégouliner un peu (c’est BBC America, après tout), ça ne dure pas et on est vite repris par ce thriller.

Comme dans les bonnes séries, le générique vaut le coup d’oeil.

Hautement conseillé, malgré son absence complète d’humour.