D&D n°643 – La série elliptique.

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« Defiance », saison 2 (2014), série développée par Rockne S. O’Bannon, Kevin Murphy et Michael Taylor

Dans la saison précédente, les cons de militaires de la République prenaient le pouvoir à Defiance ex-St Louis, et la belle brune était assassinée par sa maîtresse alien blanche.

Irisa, l’alien rouge, pour sauver son père adoptif notre héros shérif, est devenue autre (je ne vous dis pas qui l’a infectée avec ses nanorobots de l’au-delà), elle est méchante sans faire exprès mais ressuscite les gens qu’elle tue avec son goahould en métal.

Sinon, la belle blonde sœur de la brune, ex-mairesse, manipule ou en pince pour une ordure de la République. Pendant que la vilaine alien à peau de serpent, trop balaise en bio,  nous fabrique un clone de la brune. Non ? Si !

Quant aux saloperies d’aliens blancs, qui n’aiment pas le chef des mineurs, un humano dépossédé par la République et à la famille zarbie (et hop ! revoilà maman et fiston), ils doivent faire avec l’émancipation des femmes.

C’est con et pliqué, toujours plein de trous scénaristiques que le lambda est censé deviner (d’où le titre du bifton). Ou alors il s’agit d’une adaptation télé d’un jeu vidéo connu de ceux qui le pratiquent ?

Tant que les femmes ont le beau rôle…

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D&D n°642 – Y a des génies

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« J’ai vu passer le bobsleigh de nuit » de Gébé

Oui, le grand, l’immense Gébé d’Hara-Kiri, dans ce superbe album en beau et grand papier. Ça sent le cadeau de la Noyel, me direz-vous ? À juste titre.

N’empêche, quel plaisir que ces voyages dans une tête à nulle autre pareille. Je ne veux pas imaginer que vous ignorez ce génie, même si vous êtes jeune, ou alors très, et qu’il est grand temps de jeter un caillou dans le gouffre de votre inculture.

Gébé est fascinant, indubitablement, et il est inracontable, et il est unique. L’originalité totale. Vive lui !

D&D n°641- C’est mal reparti.

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« Le dernier loup-garou » de Glen Duncan

Parce que le dir-litt de FolioSF m’a à la bonne (va comprendre, Charles !), je lis ce truc adulé des foules. Caramba, encore raté !

Il s’agit pourtant d’une figure du fantastique qui me fascine depuis longtemps. J’allais même, avant le déferlement du mauvais goût bitlitteux-libidineux limite vomitif, jusqu’à rechercher les textes qui en traitaient. Mais là, comment dire ?

Je ne sais pas combien de fois je vais devoir le répéter : je ne comprends rien à la beauté ( ? Vraiment ? Sans déconner ?) de la littérature moderne à velléité fantastique. J’ai essayé pendant plusieurs jours mais , parvenu à la page 146 environ, j’ai arrêté de m’ennuyer avec ce bavardage pénible, auto satisfait, et d’un intérêt philosophique équivalent au discours d’une huitre plate ou d’un houelleberk. C’est nul, vraiment, et écrit avec une truelle en plastique.

Mais je suis vieux, ne comprends rien (voir plus haut) et me sens désolé pour mon éloignement esthétique de mes contemporains. Ils sont tellement plus jeunes qu’ils doivent avoir raison.

P.S.: Je ne devrais pas être surpris. Ce Glen (que je ne confonds pas avec un single-malt) is definitely not my cup of tea