D&D n°619 – Psychanalyse freudienne et SF.

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« La Grande Porte » de Frederik Pohl

Comme souvent, je ressors de ma bibal un bouquin dont je n’avais plus aucun souvenir. Mais vraiment plus du tout, à se demander si je l’avais lu à l’époque (1978). Ou si je ne l’avais pas laissé tomber dès le début. Bref, je dois être dans une phase tolérante, car cette fois-ci j’ai été au bout.

Malgré ses prix Hugo, Nebula et Locus, j’ai trouvé ce roman lisible, sans plus. Et si c’est drôle ce n’est pas dans le sens voulu par ce brave Frederik. On est dans les seventies, alors même les papys (il est né en 1919, le Pohl) font fumer des pétards à leurs personnages, les font baiser comme des malades et ils sont même titillés par leur homosexualité latente.

Dans une première ligne narrative, le héros raconte ses séances avec son psy, une machine, qui veut à tout prix lui faire raconter ses rêves et lui faire dire ce qu’il réprime dans son inconscient. On nage dans la psy freudienne classique. Si c’est pour s’en moquer cela ne se voit pas.

La deuxième raconte la Grande Porte, un planétoïde artificiel où se trouvent des vaisseaux construits par une race extra-terrestre disparue. Ceux-ci, d’une technologie incompréhensible aux hommes, peuvent emmener des explorateurs aux quatre coins de la galaxie et les ramener à leur point de départ. Comme on ne sait rien de leur fonctionnement, les risques sont grands d’y laisser sa peau, mais rapporter des artefacts ou des connaissances peuvent rendre riches ces prospecteurs, dont notre héros.

Toujours pour faire moderne, le bouquin est truffé d’encarts censés informer, avec humour, sur la société de l’époque et l’illustrer par des détails.

Frederik est un grave pro, alors on arrive à s’intéresser à cette histoire. Malheureusement, la fin est à la fois prévisible et sans grand intérêt.

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2 réflexions sur “D&D n°619 – Psychanalyse freudienne et SF.

  1. Ce livre me fait de l’œil depuis un sacré bout de temps et je n’arrive pas à savoir si ce que tu dis là me donne plus ou moins envie de le lire…

    En revanche, une Bibal, Kezako ?

    A.C.

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