D&D n°586 – J’accroche pas

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« Sherlock », saison 3 (2014), série de la BBC, créée par Mark Gatiss et Stephen Moffat. 

J’étais déjà  –  pas pour faire le malin mais c’est comme ça – assez dubitatif sur la deuxième saison de cette récriture des aventures du détective à la loupe. Contrairement à tout le monde environ – vous en faites pas, j’ai l’habitude – je ne goûte guère les revisitations des vieux personnages mythiques. Je n’aime pas l’esprit moderne consistant à broder autour, en se moquant et respectant à la fois, les classiques. Comme si on ne pouvait plus inventer ?

Des Sherlock il y en a eu des palanquées. Y en a pas marre de refaire toujours la même chose, mais en moderne ? Avec des allusions sur la sexualité incertaine du génie ? En insistant bien sur ce bon Watson qui est quand même hétéro. Mais je m’en fous !

Moffat est adulé, tant mieux pour lui. Sa réappropriation du Doctor Who m’indispose, sa récriture de Sherlock Holmes ne m’intéresse pas. Mais tous les érudits (j’ai lu quelques Sherlock dans ma lointaine jeunesse mais j’ai les neurones mémoriels fatigués), les esthètes en séries (les effets de caméra de cette saison me fatiguent), les suiveurs consensuels, et même les Brittons, premiers concernés par Holmes et Who, trouvent ses réalisations formidables.

Alors je ferme ma boîte de camembert et me désole de ne pas partager ce goût du moment.

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P.S. : Je ne trouve pas que Benedict Crumbletruc soit particulièrement beau ou bon acteur, ce qui ne va pas arranger ma réputation.

D&D n°585 – Chic, des sorcières !

 

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« Witches of East End », saison 1 (2013), série créée par Maggie Friedman.

 Il y a déjà une mignonne lurette, je vous causais de mon dépit de voir s’arrêter (et de quelle façon dans le portnawak !) la série Eastwick. Mais voilà que de nouvelles sorcières débarquent en série télé, je suis donc contraint de visionner.

 Alors, comment dire, on navigue dans le cul-cul-la-praline avancé pour midinets et midinettes, mais on regarde parce que c’est plaisant, que les sorcières sont belles (manquerait plus que pas), et que ça rebondit sans arrêt. C’est donc vivant et pêchu quoi qu’un brin idiot, mais ça se regarde avec le sourire aux lèvres.

Pour les ceusses qui partagent mon mauvais goût, c’est une sorte de comble dans le genre cumulatif des idées reçues sur la sorcellerie, mais les actrices font qu’on a envie de regarder leurs bêtises.

 Une saison 2 de treize épisodes, trois épisodes de plus que cette première, est commandée. Tant mieux.