D&D n°571 – N’est-ce beau ? Pas pour moi !

 

l'homme chauve-souris

« L’homme chauve-souris » de Jo Nesbo

Bon, les gens, vous commencez à me connaître. Je fais des essais. Là, c’est genre célèbre grave de polar du Nord primé, adulé des esthètes critoques et tout le toutim.

Alors, le Jo, il a compris dans quel monde moderne il vivait et qu’il fallait faire long : moins de cinq cents pages pour un roman, ce serait juste inimaginable. J’ai lu les soixante-dix premières. C’est à mourir d’ennui. Un Norvégien va en Australie mais n’a jamais lu Arthur Upfield. C’est ballot. Peut-être est-ce la faute de la trad’ qui fait dans l’approximatif grave avec force renvois de bas de page pour expliquer les jeux de mots à deux balles. Ou peut-être pas. Les mises en place sur deux cents pages, comment dire ? Ce n’est pas pour moi. Bye bye, Nesbo.

Et venez pas m’emmerder avec les « faut lire jusqu’au bout avant de causer », parce que, et d’un je vous dit « pouêt ! », et de deux je sais ne pas être le seul à arrêter une lecture chiante. Et, en général, mon colonel, c’est au bout de vingt ou trente pages que le lecteur arrête de s’emmerder.

Si vous détestez mon mauvais goût, achetez ce truc !

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4 réflexions sur “D&D n°571 – N’est-ce beau ? Pas pour moi !

  1. Bonjour,
    D’accord, une fois de plus. Mais nous ne sommes pas seuls. Même si, et c’est aussi navrant que décourageant, une grande partie de la « critique » célèbre Nesbo; certains proposent une lecture objective de son oeuvre, en dehors des modes ou de je ne sais quel petit milieu littéraire (voir en particulier le remarquable blog de Philippe Cottet : http://leventsombre.cottet.org/). Pour ma part, je considère que cet auteur condense admirablement tous les clichés offerts par une certaine littérature policière : enquêteur évidemment dépressif alcoolique en conflit avec sa hiérarchie, corruption évidemment présente partout (mais surtout chez ces méchants financiers, capitalistes et autres politiciens), tueurs en série forcément diaboliques, pérégrinations en Thailande, Afrique, Australie… car ma bonne dame, la mondialisation vous savez etc. Bref, j’avais cependant lu le livre jusqu’au bout (je détestais alors stopper une lecture, pauvre de moi !) pour terminer consterné par tant d’insignifiance et une fin digne d’une série Z. Le plus désolant étant peut-être, malgré quelques platitudes – clichés encore – sur le folklore aborigène, l’absence quasi totale d’immersion dans le pays considéré. Pour le lecteur, il me semble que l’action pourrait se dérouler n’importe ou ailleurs. On me rétorquera que le roman noir est perclus de clichés; certes, mais l’important est ce que l’on en fait, c’est à dire rien dans le cas présent et tout pour un bon écrivain qui saura les transcender par son angle d’approche, son style, des personnages nuancés ou atypiques etc. Enfin, je vous comprends quand vous décidez d’arrêter une lecture car un chapitre suffit (la plupart du temps) pour juger de la qualité d’un livre.

    Vincent V.

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