D&D n°567 – Puissant.

delirium

« Delirium tremens » de Ken Bruen

Il y a peu je vous causais de la dernière aventure de Jack Taylor. La dir’coll’ de Folio Policier a lu ce bifton perdu dans l’immensité ouèbique (merci Pascal) et m’a envoyé le premier de la série. Vous y croyez, vous, à un truc pareil ? Ce mécréant mal embouché de Bademoude ne mérite pas sa chance. Mais il en profite.

Alors c’est puissant, âpre, écrit avec les tripes et les sentiments. Jack est alcoolo, qui s’arrête et recommence, mais ça ne l’empêche pas de penser, de raisonner, de lire, d’espérer, d’aimer.

Assez surprenante, l’écriture n’est pas hachée mais découpée, en chapitres très courts, avec des mots séparés d’une ligne à l’autre, des citations, des poèmes.

Le Bruen est de ma génération, celle des sexas qui ont quelques heures de vol, et de voyage. Mais je ne suis pas irlandais, alors je ne comprends pas tout de la musique et de la littérature citées. Peu importe, ça coule comme du petit lait ou du Jameson (j’aime pas la Guinness, nobody’s perfect).

C’est rangé dans les polars, parce qu’il faut bien cataloguer, comme Burke qui écrit bien au-delà de son étiquette en polar ou noir. Il y a bien une enquête, mais il y a surtout un bout de vie, avec de l’amour et de l’amitié, contrariés et compliqués, évidemment, mais avec du vrai ressenti, sans aucun sentimentalisme baveux. Un truc pas du tout pour les midinettes.

C’est vrai que lire cette sorte de romans après l’autre, là, c’est à se demander si je ne vais pas carrément changer de genre de lecture…et de microcosme autoconfit dans sa médiocrité.

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2 réflexions sur “D&D n°567 – Puissant.

  1. Abandonner la SF pour le polar, je n’en suis peut-être pas encore là. Mais depuis déjà un moment, c’est bien au rayon noir qu’on trouve le plus de bouquins qui te font grimper aux rideaux. Bilan SF de l’année : « Succession » de Scott Westerfeld, c’était bien. « Game of thrones » aussi, mais c’est pas vraiment nouveau. Sinon Ian M. Banks est mort et le Jaworsky de « Même pas mort » est loin de valoir son sublime « Gagner la guerre ».
    Ok, je ne lis pas tout ce qui sort, mais c’est bien parce que je dois garder du temps pour Kem Nunn dont le « Tijuana straits » est irremplaçable pour saisir les enjeux de la frontière americano-mexicaine ; pour « Liquidation à la grecque » (Markaris Petros), histoire de jubiler face à un tueur qui supprime au sabre banquiers et autres pontes du FMI ; et surtout pour relire les 3000 pages de la trilogie « Underworld USA » de James Ellroy. Un pur chef d’oeuvre.
    Il faudrait que les éditeurs de SF cessent de ne surtout publier que de la littérature pour ados ou d’essayer de nous fourguer, en moins bien of course, une énième resucée des Anneaux. Mais c’est sûrement moi qui vieillit. Hélas aucun doute là-dessus.

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