D&D n°564 – La zombit-lit me tombe des mains.

9782070452378FS

« Les faucheurs sont les anges » de Alden Bell

Le titre est aussi beau qu’intriguant. Ce doit être la raison. Parce que l’histoire, comment dire ? Une jeune fille qui manie le sabre japonais comme le kung fu vit seule dans un monde plein de zombies. Les humains qui restent sont gentils ou méchants. Un méchant maigre en veut à son petit derrière, hop elle le tue, mais sans faire exprès parce qu’elle est gentille. Et le frère du méchant, encore plus méchant mais costaud, part à sa poursuite. Alors j’ai arrêté. C’est sans aucun intérêt, écrit moderne avec les pieds où dialogues et narration et pensées sont tous typographiés pareil. Incidemment, merci au traducteur, on apprend qu’on peut « chambrer une cartouche »…

J’arrête à la page 82. Je comprends que Bragelonne édite ce genre de sous-littérature pour ados ou adus dépourvus de cervelle et de goût (ça se vend donc c’est bon), mais chez Folio SF ? Avec une quatrième de couv’ citant Cormac Mc Carty ! Vraiment ? Je n’ai pas aimé ce bouquin trop glauque pour moi, mais il y avait une force et un talent que ce brave Alden n’a pas. Son histoire et son monde postapo zombique à deux balles n’ont rien à voir avec La Route.

Ne vous faites pas avoir par le titre, la couverture ou l’argumentaire commercial au dos. C’est de la daube pour midinettes et mi(di)nets.

P.S.: (rajouti du lendemain) Après m’être fait copieusement insulté ici ou là, j’ai été lire les chroniques. Pratiquement tous ont apprécié, qui ne sont ni midinettes ni midinets. Qu’elles et ils ne le prennent pas mal, je n’ai aucune patience.

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17 réflexions sur “D&D n°564 – La zombit-lit me tombe des mains.

  1. Et le pire, c’est que j’ai préféré celui-ci à « La Route » (que je trouve surestimé je dois bien dire).

    Par contre, si tu étais allé plus loin, tu aurais vu que cette dichotomie que tu as pu constater entre gentils et méchants s’amenuise fortement et que les gentils deviennent un peu méchant et vice-versa, pour qu’il ne reste plus que des hommes perdus face à un destin à la fois lourd et banal. Par exemple, on finit par s’attacher au frère qui poursuit la jeune fille plus pour avoir quelque chose à faire que parce qu’il la déteste, un certain respect s’installe d’ailleurs entre eux.

    Par contre, je dois avouer que je ne pensais pas être une midinette. Comme quoi, on a des surprises tous les jours… ^_^.

  2. Alors soyons clairs, quand je n’accroche pas après cinquante, là quatre-vingt, pages, j’arrête. Si c’est bien après, tant mieux pour les courageuses et courageux. Ce n’est pas mon cas qui atteint bientôt les 65 balais et plus trop de temps à perdre à lire un truc dont je n’aime pas le faux style kislapêt, avec une philosophie nulle qui ne m’intéresse pas et, surtout, qui ne m’amuse pas dans son absence totale d’originalité. Bien d’autres lectrices et lecteurs vont partager ton point de vue. Vive les différences !

    • Ah, mais je ne te reproche pas d’avoir arrêté, je te dis juste qu’après, ça change. Moi-même je n’attends plus 80 pages pour m’arrêter quand ça ne ma plaît pas tu sais.

      Si je dois tiquer sur quelque chose, c’est plutôt sur le côté « lecture de midinettes » dont je ne comprends pas le pourquoi. Je ne peux m’empêcher de me demander si tu aurais fait cette remarque si la chose avait été éditée mettons par Lunes d’Encre et non par Bragelonne. Parce qu’à part l’éditeur, j’ai beau chercher, mais je ne vois pas ce qu’il y a de midinette dans l’histoire. Elle peut être nulle, au degré zéro de la philosophie, mal torchée et tout, midinette, ça, par contre, je ne vois pas O_O.

      • Bon, soyons cartésiens ? Définissons ? Pour moi, une histoire de jeune fille fière et rebelle, seize ans et toutes ses dents, qui ne porte pas de soutif mais une petite culotte en coton (OMG !) mais qui sait combattre les vilains et deviendra certainement merveilleuse si elle ne l’est déjà, sensible au charme d’un brave chasseur courtois…Je crois que tu comprends ce que je veux dire. Je n’ai lu que 80 pages, mais pour moi c’était inutile et trop.
        Figure-toi que Fantasio, un vieux biker tatoué, n’aime pas trop non plus être traité de minet ou midinet. Nonobstant le fait que je vous apprécie beaucoup l’une comme l’autre, je n’en lirai pas plus. Hugh !

      • Je n’ai pas répondu sur Brage versus LdE. Faux procès, je ne connais pas le premier et le second ne m’apprécie qu’à moitié. J’ai sous le coude un truc équivalent sur un Barry Hughart bien surfait (que toi et Sandrine adulez) mais taper pour taper sur du vent, au bout d’un moment, ça fatigue pour rien. Bonnes lectures, gentille dame !

  3. Sérieusement? Donc si ça avait été l’histoire d’un jeune homme, fier et rebelle, seize ans et toutes ses dents, qui ne porte pas de chemisette mais un boxer en coton et qui sait combattre les vilains et deviendra certainement merveilleux s’il ne l’était déjà, ça ne serait pas un roman de midinette? C’est alors vraiment parce que le héros de l’histoire est une fille – fille dénué des attributs habituels que les histoires de midinettes leur donnent soit dit en passant – que ça en fait une histoire de midinette? Je ne sais trop quoi dire…

    PS: il n’a jamais été question qu’elle soit sensible au charme d’un quelconque chasseur, elle couche une fois avec un type (et pas celui-là) juste par besoin de contact humain mais il n’y a absolument aucune histoire de cœur à aucun moment du livre, ce qui est d’ailleurs un élément qui m’a fait apprécier l’histoire, vu que j’en ai marre de tous ces récits aux triangles amoureux insupportables…

    PPS: ce n’est pas pour te chercher noise que je dis tout ça mais je trouve la remarque injuste, en tout cas elle m’a piquée à vif, non parce que tu n’as pas aimé, ça je m’en contrefiche hein ^_^, mais parce que tu catégorises le public qui l’apprécie, dans une case » qui me semble on ne peut plus à côté de la plaque pour ce livre. Parce que « Les faucheurs sont les anges » peut être considéré comme basique, mal écrit, développant une vision de la vie stupide, tout ce que tu veux, et pourquoi pas. Mais au moins, il évite de nous présenter une héroïne dépassée par les événements qui se fait protéger par tous les hommes qui croisent sa route et violer par toutes les brutes qui fantasment sur elle, ou encore une bombe brune à longue chevelure et à forte poitrine moulée dans du cuir qui saute sur tout ce qui bouge et qui tue les zombies en se mettant du rouge à lèvre. L’auteur évite tous ces écueils en laissant pourtant son héroïne être une femme quand elle en a envie et être asexuée de même mais, surtout, sans lui accoler de caractéristiques liés à une sexe ou à l’autre. Oui, elle met du vernis par curiosité à un moment (oh, sainte horreur), doit même porter une robe à un autre contre son gré (pendons-la) mais à part ces petits détails, je ne vois vraiment pas en quoi elle fait midinette.

  4. Pour la deuxième réponse qui est venue entre temps:
    J’adule Barry Hugart? o_O J’ai beaucoup aimé le premier épisode, moins les deux autres. Pour preuve le billet sur le dernier qui reprend les liens vers les deux autres: http://www.les-lectures-de-cachou.com/huit-honorables-magiciens-barry-hughart/.

    Je ne disais pas ça par rapport à la réputation de Lunes d’Encre mais parce que Bragelonne est en général catalographié comme publiant de la littérature pour fille. D’où ma question vue que, comme tu as pu le constater, pour moi, « Les faucheurs sont les anges » est tout sauf de la littérature de midinette.

  5. Ô Cachou,
    Que d’humeur pour un samedi midi. J’essaye d’expliquer et me fait catalographié . Que dire ? je ne cherche jamais à expliciter ou analyser. Je donne (balance ?) mon ressenti de lecture. Ma dernière phrase t’a gravement vexée, j’en suis marri. Et oui, j’associe Brage à la bitlit au kilomètre, et, par hasard, cette nouvelle variation, la zombtilit, sort de chez eux.
    Sinon « midinette », si tu me relis d’il y a longtemps (mais ça n’a aucun intérêt) je revendique d’en avoir des gènes, et ce n’est pas plus péjoratif qu’autre chose. Un constat que le sentimentalisme avec du girly dedans, je peux adhérer et y être sensible. Ce n’est pas une insulte. mais à quoi bon insister ? Je te demande de bien vouloir m’excuser, toi et les autres qui ont aimé ce truc, si je ne partage pas votre avis et si dire que c’est une daube pour midinettes vous a fait de la peine. ce n’était pas le but…

    • Ah mais justement, ici, on est à des kilomètre du sentimentalisme avec du girly, d’où ma remarque! Je ne veux pas d’excuses tu sais, tu n’as pas à le faire ^_^, juste te dire que s’il t’a donné cette impression (fausse, crois-moi), ce livre est pourtant à des kilomètres de ce qui se fait en littérature de midinettes, que c’est d’ailleurs justement pour ça que je l’ai autant aimé et que je suis reconnaissante à l’auteur. Enfin quelqu’un qui dessine un personnage féminin sans qu’il ne tombe dans les travers mentionnés quelques commentaires plus haut.
      Du coup, voilà, une daube si tu veux, même si je ne partage pas ton avis, tu as tout à fait le droit de le détester. Mais pour midinette, non, vraiment, c’est à des lieux de ça, la remarque est injuste, d’où mon intervention.

      • Dont acte, collègue. Mon ressenti diffère du tien, c’est comme ça. Ce que je trouve « daube » n’est pas une détestation, c’est ma façon de dire que c’est inutile, mais toujours à mon ô combien humble avis. Tirlititi et bon samedi !

  6. Pardon pour la persécution ^_^. Mais je reprécise que l’intervention n’était en rien pour la partie « daube » mais pour l’adjectif qui lui était accolé, hein.

    • Oui oui. je n’ai jamais imaginé une seconde que tu étais une midinette. Et pourtant les quatre-vingt premières pages m’ont fait considérer le bouquin comme destiné à icelles et iceux du même tonneau. Pfff.

  7. Pas du tout aimé ce bouquin non plus, lu dans sa version Brage avec couv’ pleine de citations dithyrambiques (du genre ce livre va devenir un classique comme Je suis une légende. Mais enfin…)

  8. Sacré Henri ! Le côté franc est toujours là, et c’est bien l’essentiel. 😉 Je fais partie de ceux qui ont aimé le livre, justement pour l’aspect « différent » de ce que j’ai pu lire sur les zombies. Mais le meilleur dans le genre, reste tout de même « Un horizon de cendres » d’Andrevon, talonné de de près par le « World War Z ». Amitiés.

    • Hello clarkquinte. merci du clin d’œil. 😉
      J’aime bien Andrevon mais n’est pas lu celui-là. Mais, à dire vrai, je n’ai jamais trop adhéré à cette mode zombie. J’en suis resté à l’original haïtien vaudou…

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