D&D n°557 – Pas mon tango.

9782070450947FS

« Berazachussetts » de Leandro Ávalos Blacha

Ne reste pas inculte, me dis-je tous les jours ou presque. La preuve ? Je tente le zarbi, la littérature argentine d’imaginaire aujourd’hui. Mais celle-là ne passe pas.

J’arrive péniblement au tiers de ce pourtant court roman sans aucune envie d’aller au-delà. C’est moderne, grave. Il n’y a pas de chapitres mais un long texte avec des paragraphes racontant une histoire par petits bouts. La faute à l’auteur ou au traducteur, je n’y vois aucun rythme ni style mais beaucoup de personnages, que des antipathiques.

Quant à ce qui s’y raconte, comment dire. Vous avez un personnage nommé Trash (!), une zombie obèse et cannibale mais gentille, qui est recueillie par quatre retraitées toujours jeunes dont une couche avec l’ordure qui tyrannise la ville, une autre qui tue son ex et une troisième qui meurt violée par un copain sous l’injonction du fils chéri du tyran. Ce salaud a tué sa femme (et un de ses fils pour faire bonne mesure) qui revient sous forme de fantôme. Je me suis arrêté là. Zombie + fantôme+ viols+ meurtres, ce doit être du fantastique ? Peut-être même est-ce du comique trash ?

Mais ça ne m’intéresse pas. Il parait que c’est une métaphore de Buenos Aires qui dénonce sa réalité quotidienne. Ah bon.

Je préfère rester avec les maîtres de là-bas, les Jorge Luis Borges, Julio Cortàzar et autres Adolfo Bioy Casares.

P.S. : J’ai été faire un tour des critiques modernes. Comme souvent, nous n’avons pas le même mauvais goût.

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5 réflexions sur “D&D n°557 – Pas mon tango.

  1. Tiens, on a dû tenter de le lire en même temps, je viens de l’abandonner également, pas du tout ma came. Je n’ai pas (du tout) accroché à l’écriture et les personnages m’ont vite couru sur le haricot, au point que, pour une fois, je n’arrive pas du tout à comprendre les (très) bonnes critiques croisées sur internet après l’abandon de la chose. J’aurai essayé au moins…

  2. Bonjour,
    Le livre est assez consternant, je vous l’accorde. Par contre, l’éditeur vient de publier « Côté cour », un petit recueil de nouvelles du même auteur. Et là, franchement, divine surprise et grosse claque. Des nouvelles de cette qualité sont devenues denrées rares. Anticipation, fantastique (parfois) et satire sont ici subtilement dosés dans des récits tantôt graves ou cocasses, tantôt troublants ou « poétiques », tantôt ironiques ou inquiétants; et cependant homogènes de par le contexte et l’unité de lieu. Et de plus, élément selon moi inappréciable en ces temps où tout doit être expliqué de a à z, elles gardent une grande part de leur mystère. Il serait vraiment dommage de s’en passer…

    P. S. Vos avis m’amusent beaucoup; ils détonnent agréablement dans le pathétique paysage de la doxa S. F. Et si le doute vous saisissait, je n’ai aucun rapport avec l’éditeur, parole !

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