D&D n°549 – L’esprit du Fleuve n’est pas mort, car il bande encore.

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« Iceflyer » de Christian Vilà

 Loin de moi l’idée de faire dans la vulgarité de mauvais aloi, mais ce bouquin de la fin des années nonante me fait penser à cette expression. D’autant qu’il y a pas mal de sexe dans ce court roman. Beaucoup de jeux aussi. L’auteur a l’air de bien connaître le milieu des parieurs, des canassons au poker ou aux billes.

 Mais c’est aussi de la SF de cette fin de XXème siècle, avec des individus génétiquement modifés (les « génétocs » sont tous toqués) ou « informatés », des avatars de l’intelligence artificielle qui ont bien du mal à exister en tant qu’individus. Quand les humains intègres développent des nouveaux pouvoirs inaccessibles aux machines, comme la télépathie. Le héros lui-même est un peu trafiqué, a des capacités hors-normes, bien pratiques aussi pour envoyer ces dames au septième ciel. Mais le vrai héros n’est pas celui qu’on croit. Il faut toujours se méfier des apparences.

 Le début m’a semblé laborieux, un peu fouillis, mais à partir du milieu ça dépote, et le rythme s’accélère jusqu’à une fin surprenante. De la bonne littérature de genre, ou de gare, sans aucune péjoration dans ces qualificatifs. En l’occurrence, on mélange les codes du polar et ceux du cyberpunk, avec un soupçon de gore et une pincée de sexe.

 Le genre de bouquins fait pour s’évader, se détendre, passer un moment dans un autre monde… qui ressemble quand même au nôtre.

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