D&D n°542 – De la SF théologique.

 

9782070449309FS

« Un cantique pour Leibowitz » de Walter M. Miller Jr.

Ce grand classique de la post-apo, j’avais dû le lire il y a bien longtemps en Présence du Futur. J’en gardais un souvenir si confus que je pouvais le relire sans peine. Dans ce souvenir il y avait comme un goût d’ennui, que j’ai retrouvé.

Pourtant, ça démarre très bien avec une première partie pleine d’humour et de légèreté quand, six siècles après les bombes et la remise à zéro de l’humanité retournée à la barbarie, un apprenti moine retrouve des documents de nature scientifique.

Dans la deuxième partie, six siècles après, la « civilisation » se reconstruit. Quelques esprits scientifiques la font redémarrer. Les discussions théologiques interminables entre science approximative et religion obscurantiste m’ont gravement ennuyé et j’ai commencé à lire en diagonale les paragraphes pleins de phrases creuses dénuées d’intérêt, d’où tout humour avait disparu.

La troisième partie, encore six siècles après, nous fait vivre les affres mystiques d’un abbé – toujours dans le même monastère de celui du début et du milieu – qui voit l’enfer atomique pointer de nouveau son nez.

Alors ce n’est pas votre mécréant Bademoude qui va vous fournir des analyses filandreuses sur le Mal ou le Diable inhérent à l’humain, la vertu de la prière ou de la foi, en quoi la douleur vous rapproche de Dieu et tout ce genre de salades. Il y a quand même de beaux passages émouvants à la toute fin, précédés de l’envol dans l’espace de tous ces curetons qui emportent avec eux la Science.

Bref, je vais encore baisser dans l’estime des érudits, connaisseurs, et autres analystes autoproclamés, mais je n’ai pris plaisir qu’à la première partie, les deux suivantes m’ont été pénibles et bien sûr que je n’essayerai pas la suite, même si c’est Terry Bisson, un auteur que j’apprécie pour son humour, qui l’a achevée.

P.S. : ce bouquin ultraconnu et adulé par tous les vrais critiques a obtenu le prix Hugo en 1961.

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3 réflexions sur “D&D n°542 – De la SF théologique.

  1. Tout à fait d’accord avec toi. C’est long, mais c’est long, ça n’en finit plus. Non, en matière de post-apo, il y a nettement mieux et sacrément plus court.
    Et puis les érudits du petit monde de la SF on s’en contrefout !

  2. Ouais, pas de souvenirs très marquants. Un brun cureton même, genre les monastères sont le refuge de l’humanité.

    En attendant le facteur m’a apporté mon cadeau de l’été : le Jaworski nouveau.
    Aaargh, c’est Noël avant l’heure. Ce « Même pas mort », je me le garde au chaud pour l’emmener sur la plage (sauf s’il y a du vent, parce que faut quand même pas déconner, il y a des priorités….).
    Je n’ai tout de même pas pu résister au plaisir de la découverte des premières pages. Visiblement c’est autre chose que le Vieux royaume, mais le style est toujours aussi flamboyant. À suivre…
    On en reparle à la rentrée.

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