D&D n°535 – Une série sans prétention mais distrayante.

haven

« Haven », saison 1 (2010), série créée par Sam Ernst et Jim Dunn.

Il paraît que cette série (en saisons de treize épisodes) est inspirée du roman The Colorado Kid de Stephen King.

Haven est une petite ville côtière du Maine. Y débarque une agent du FBI qui n’a pas peur des choses étranges. Elle va finalement abandonner le Bureau pour aider la police locale, un père et son fils aux relations tendues, à résoudre les problèmes. Elle sera soutenue par un autre jeune homme, un peu malhonnête et contrebandier.

Les bizarreries sont quotidiennes dans cette ville et les enquêteurs ont du travail. Avec l’arrivée de notre héroïne au passé inconnu (y compris d’elle-même) il semble que les événements étranges, les « perturbations » s’accélèrent, et que la ville retrouve l’ambiance de malédiction qui la touchait vingt ans auparavant.

Enlevée, sympathique, complètement fantastique, donc déconseillée aux rationalistes étroits, cette série méconnue mérite le visionnage.

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D&D n°534 – Va comprendre.

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« Les Lumineuses » de Lauren Beukes

Cette Africaine du Sud, connue pour son Zoo City que je n’ai pas lu, sort son bouquin dans plusieurs pays simultanément, comme un best-seller international probable. Je peux donc dire un peu de mal sans affecter les ventes. D’ailleurs, je vois mal comment ce serait possible.

Alors, à voir la longue liste d’historiens, de spécialistes et relecteurs qui prennent trois pages de remerciements à la fin, elle a un sacré staff, la dame. Du coup, elle oublie ses traducteurs et traductrices (Nathalie Serval en français) et ses éditeurs étrangers.

C’est l’histoire d’un méchant qui rentre par hasard dans une maison de Chicago et qui, du coup, assassine des femmes en fonction de ce que la maison lui dit. Pardon ? Oui c’est ça, et c’n’est pas fini. Cette maison voyage dans le temps, entre 1931 et 1993. Le méchant lui demande et elle ouvre la porte quand il veut, parce qu’il faut qu’il donne un truc anachronique à sa victime des années avant de la tuer avec son couteau. Facile à savoir qui sera la victime, la maison ( ?) les fait briller, d’où le titre. Ah bon ? Ben oui, c’est comme ça. Rien. Vous admettez.

On apprend des tas de trucs quand on est inculte, sur la grande dépression de 29 et ses suites moches et racistes, sur l’avortement illégal et courageux dans les 70’, sur le baseball (passionnant, le baseball, ses stars et sa poésie indicible).

Heureusement, les chapitres sont courts, et on passe rapidement à un autre meurtre, une autre époque ou au énième micro-rebondissement concernant celle qui enquête. Celle-là a survécu de justesse et a décidé de se venger, avec l’aide d’un gentil un peu trop vieux.

Je ne sais pas s’ils ont traduit en britton « Le Déchronologue » de Beauverger mais le principe est le même du mélange de l’histoire dans le temps. Dommage que ça ait déjà été fait en bien mieux.

Sinon, des meurtres assez ignobles, de la psychologie à deux balles vingt-cinq et une très vague ébauche d’explication de la maison qui pense et voyage dans le temps, attention spoiler : la maison c’est le méchant. Vraiment ? Ben si, hein.

D&D n° 533 – Encore une saison un peu ratée pour le Docteur

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Doctor Who (2005), saison 7, orchestrée par Steven Moffat

J’ai déjà causé de la première partie de saison. Cette deuxième est centrée autour de la nouvelle compagne de voyage. Qui est-elle vraiment et pourquoi est-elle morte ? Ou pas ? Le dernier épisode est le seul correct, même Gaiman ne s’est pas foulé sur son scénario. On oscille entre la série pour moins de douze ans et le prétendu référencé intello geek.

Moffat avait déjà fait le coup la saison précédente, du médiocre au milieu et une fin décente. Mais ça ne me suffit pas. Sans doute n’ai-je pas bien assimilé la mythologie sous-jacente. Tout ce que sais c’est que j’ai pris le train en marche, comme beaucoup chez les Grenouilles avec le nouveau neuvième Doctor en 2005, celui d’Ecclecston. J’ai été emballé jusqu’à l’arrivée de Moffat et le départ de Tennant. Depuis, je ne reconnais pas mon Docteur dans cet acteur grimaçant et à demi benêt à qui on fait jouer et dire des bêtises.

Fin de la rouspétance.